Asymétrie des sexes

Ecarts de salaires de 25% en moyenne, retraites scandaleusement disproportionnées, postes à responsabilité majoritairement réservés aux hommes, les inégalités entre les femmes et les hommes persistent. Les chiffres sont criants, la réalité alarmante, trop de femmes et d’hommes s’y complaisant presque, tant sont ancrés les clichés qui confèrent à la femme son rôle de gentille femme au foyer et à l’homme celui de meneur sur la place publique. Pour enrayer le problème, il faut le prendre à la racine, et c’est ce que tente de faire le CIDFF (Centre d’Information sur le Droit des Femmes et des Familles), en informant et en sensibilisant.
Pourquoi les inégalités persistent-elles? Entretien avec Marie-Jeanne GRANGE, présidente du Centre d’Information sur les Droits ds Femmes et des Familles.

Fishing Auntie

Les voyages sont toujours l’occasion de rencontres. Souvent impromptues, parfois désagréables, d’autres fois inoubliables. Jamais dénuées de conséquences, de la simple réflexion à la véritable remise en question. On dit que voyager permet d’apprendre à mieux se connaître.

Knysna, Afrique du Sud, août 2009

Au Waterfront, on dirait que les décors sont créés de toutes pièces. Les inégalités sociales se sont évanouies, les ordures envolées, les pauvres volatilisés. Un véritable Truman Show sud africain… mais les coulisses ne sont pas loin…

Quelques pas, des bateaux de plaisance, puis un ponton, moins clinquant. Quelques déchets réapparaissent, probablement emportés par les vaguelettes des embarcations parties explorer la somptueuse nature sauvage des alentours… Au bout du ponton, un pêcheur. Ou plutôt une pêcheuse. Et pas un bruit, sauf peut-être le cliquetis de l’eau, froissée d’une brise légère. Quasi transparente, elle doit receler de jolis trésors de poissons. Nous nous approchons pour voir si ça mord. La pêcheuse reste impassible, les yeux rivés sur son fil de nylon. Elle n’a pas de canne : elle pêche à la ligne, pour de vrai. Sous le soleil cuisant, elle est chaudement vêtue. Sweat sans forme, longue jupe épaisse, sandales et chaussettes. Seule une casquette pour se protéger. De longues minutes passent et Matthieu s’assoit. Je décide de m’approcher, hésitante.

Je me trouve à moins d’un mètre de la femme, mais rien n’y fait, elle continue à m’ignorer, visiblement absorbée par son activité, ou peut-être indifférente à ma présence… Toutes les deux minutes, ses mains courent sur le fil de nylon, ses doigts cornés tricotent jusqu’à ce qu’ils atteignent l’hameçon. Il est vide, la plupart du temps. La femme fouille alors dans son vieux sac plastique qui git sur le sol, et en sort une crevette dodue dont elle arrache la tête. Elle l’accroche à l’hameçon, puis se met à faire tournoyer la ligne dans les airs à la manière d’un lasso, et le lâche au moment opportun : neuf fois sur dix, les petits plombs font un plouf à à peine quelques centimètres devant l’un des bateaux de plaisance qui sont amarrés là, à une quinzaine de mètres.

Enfin, je me décide à aborder la femme. Ça fait déjà un bon quart d’heure qu’on l’observe. En anglais, je lui demande si elle a attrapé des poissons. Elle me montre vaguement un autre sac plastique qui traîne. Je l’ouvre et y découvre trois petits vertébrés encore frémissants. Je lui demande si elle compte les manger. Bien sûr! Elle n’est pas là pour le plaisir, elle est là pour nourrir son fils de 8 ans. Il est bien 12h30, et elle fait le pied de grue depuis le matin. Elle restera même plusieurs heures encore. Le Waterfront pompeux, les embarcations, le ponton, c’est son pain quotidien : elle conduit son fils à l’école à pieds et vient ensuite ici, avec sa ligne, ses appâts, ses quelques petits plombs et ses hameçons.

Je tente de lui apprendre mon prénom. Eloïse. Difficile à prononcer. J’insiste, elle retente, m’accorde un sourire, un rire timide. Elle préfèrera « Sissy ». J’approuve. A son tour, elle essaie de m’apprendre son prénom. Eeeevon… Eeeedan… Eeeethen… A vrai dire, je ne me souviens pas de son prénom, ni de celui de son fils dont elle m’a fièrement parlé. La communication est un peu difficile, mon anglais teinté d’accent français la déroute. Son anglais à elle n’est pas très bon non plus. Noire, elle doit appartenir à une des nombreuses ethnies qui font la diversité de l’Afrique du Sud et parler une autre des onze langues officielles du pays. Pauvre, elle n’a pas dû aller à l’école.

Les présentations faites, je me sens plus à l’aise, elle plus curieuse, plus prompte à partager l’instant. Elle attrape un petit poisson. Je frétille. Elle, imperturbable, le détache et le met dans son sac. Accroche un bout de crevette. Fait le lasso. Attend. Toutes ces crevettes, c’est elle qui les a pêchées. A marée basse, elle dépose des petites boites de conserve retournées sur la plage. La fois suivante, elles sont remplies de crevettes, et pas des moindres : de belles gambas qu’on aimerait voir grillées dans son assiette.

J’aimerais bien prendre cette femme en photo. Elle me fascine. Matthieu aussi a l’air fasciné. Il est resté à l’écart et nous observe. Je demande à la femme si ça la dérange que je la photographie. Elle me demande pourquoi, ne se trouve pas digne d’intérêt, ne comprend pas. Simple envie, beauté du lieu, souvenir de la rencontre. Mes arguments la convainquent.

Ça mord! Elle fait le lasso. Ça remord! Trois poissons en dix minutes! Je lui fais part de mon admiration. Pourtant aujourd’hui, la pêche n’a pas donné grand chose. D’habitude, elle en attrape plus et parfois, ils sont bien plus gros. Il faut d’ailleurs rester discrète : les poissons sont si petits qu’il faudrait les rejeter à la mer. Au diable les quotas.

Un homme arrive du bout du ponton. Le sourire radieux, il fait une accolade à ma nouvelle copine. Elle pourrait être sa mère. Ils amorcent une conversation dans un dialecte qui me met la puce à l’oreille. On dirait de l’afrikaans. Je dois me tromper. Dans un anglais un peu plus correct, il m’explique que cette femme, il l’appelle « Auntie ». Aucun lien de parenté, mais ils se connaissent depuis longtemps, grâce à la pêche. Je leur demande quel dialecte ils parlent. Afrikaans. Je suis troublée. Il n’y a pas que les blancs qui parlent afrikaans? Faudra que je relise mes guides…

Ça fait bien 1h30 qu’on est là. Moi à discuter, Matthieu à nous observer, comme si cette rencontre était réservée aux femmes. L’arrivée de l’homme me rappelle bizarrement à la réalité. Il est temps de mettre un terme à ce moment partagé. Je montre les photos à la femme sur l’écran de mon appareil numérique flambant neuf. Elle a l’air contente, mais ne comprend toujours pas.

Au revoir. Bon retour en France. Bonne chance pour la pêche. Sourires. Et nous rejoignons le bout du ponton, la terre ferme, le Waterfront. L’autre réalité.

A (re)lire sur liberation.fr

 

 

 

Prison.exe

En prison, les détenus peuvent avoir accès à des activités. C’est en général le SPIP, Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, qui les met en place. L’informatique fait partie de ces activités. Le CLIP (Club Informatique Pénitentiaire) donne des cours dans une cinquantaine d’établissements pénitentiaires en France, avec plus de 200 bénévoles. En 2009, près de 2500 détenus ont été formés. Un certain nombre d’entre eux ont même passé des tests AFPA ( Association pour la Formation Professionnelle des Adultes ), formations reconnues dans le monde du travail.
A la maison d’arrêt de Varces, près de Grenoble, des cours d’informatique sont dispensés chaque jour par différents bénévoles. La cellule dédiée à ces cours compte 6 postes, elle peut donc accueillir 6 détenus, en plus du formateur.
Reportage un mercredi après-midi de 2010, lors d’un atelier informatique. L’occasion pour les détenus (Farouk, Mohamed, Jean, Djamal et Abdelraïm) d’évoquer les diverses motivations qui les ont mené à s’inscrire à cette activité, et de parler de ce qu’elle leur apporte. L’occasion aussi d’écouter le formateur, Philippe Clarou, qui explique le contenu des cours et l’intérêt, pour lui comme pour les détenus, de se retrouver chaque mercredi au cours d’informatique.

Silence au crépuscule

Maria avait toujours vécu à Paris. Un Paris haut, un Paris long, un Paris profond. Un Paris plein d’Histoire et surtout d’histoires, qu’elle aimait saisir pour alimenter son imaginaire gourmand.
On expliquait son éternelle solitude par son handicap. Sourde de naissance, elle avait toujours suivi l’école à la maison, loin du collège où les adolescentes de son âge connaissaient sûrement leurs premières histoires d’amour.

Couchée à plat ventre sur le rebord du toit terrasse de son immeuble, les yeux rivés sur la rue en contrebas, Maria incarnait tantôt l’espionne, tantôt la lucide rêveuse. Elle connaissait son quartier comme sa poche, du morceau de moulure fêlée de la façade du bureau de tabac, aux mimiques disgracieuses du cuisinier du restaurant du coin de la rue qui sortait toutes les deux heures fumer sa cigarette roulée. En trois minutes trente sept exactement.

Le moment préféré de l’adolescente, c’était juste avant la nuit, à l’heure où le décor s’anime crescendo, où les lumières s’allument une à une, où les gens affairés regagnent leur domicile, cocon douillet au cœur du tumulte urbain. Aux fenêtres, on pouvait bien sûr distinguer des silhouettes, mais Maria s’interdisait de les fixer. Pas question pour elle d’entrer dans l’intimité de ses voisins.

L’unique écart qu’elle s’accordait, c’était d’observer une femme assise devant son piano. Le filtre rouge tamisé du rideau laissait deviner le buste ondulant, et Maria se représentait les notes flottant au-dessus du noir et blanc des touches. La femme passait des heures à jouer et Maria ne s’en lassait jamais. Les sons, elle se les imaginait, ectoplasmes dansants dans un univers onirique qu’elle se fabriquait. La silhouette spectrale de la pianiste devenait musique, et Maria s’en contentait. Un jour, à l’heure où le spectacle des couleurs commence, Maria avait rejoint son poste habituel, mais la femme n’apparut pas. A la place, la longue et fine silhouette d’un homme fonça vers le piano pour en soulever le couvercle. Il en sortit une enveloppe qu’il glissa dans la poche intérieure de son manteau. Avant de partir, il jeta un regard à la fenêtre. Du côté de Maria. La jeune fille bondit en arrière et le cœur battant, fila retrouver ses parents pour dîner.

La sonnette de l’appartement vint chambouler le bon déroulement du repas. La simple vision de l’ampoule signalant que quelqu’un était en train de presser le bouton figea Maria. Le père parti ouvrir la porte, revint quelques secondes plus tard suivi d’un homme. La silhouette longiligne se présenta :
« Jean Edifor, professeur de piano au conservatoire ».
La mère demanda :
« Bonjour… Et… que nous vaut votre visite? »
L’homme n’eut pas le loisir de répondre, le père de Maria enchaîna :
« Il m’a dit qu’il était vnu voir la ptite parce qu’elle pourrait l’aider! Jsais pas en quoi, mais j’ai hâte de lsavoir!»
La mère invita l’inconnu à s’assoir et expliqua la situation à sa fille en langue des signes. Maria, soulagée, exprima sa curiosité de connaître la suite. Jean Edifor poursuivit pendant que la mère signait :
« Ma collègue et amie, Eléonore Iogonovitch, vit au numéro 38 de la rue Bayard, juste en face de chez vous. Peut-être l’avez-vous déjà rencontrée? »
Les parents firent non de la tête. Maria, absorbée par les gestes de sa mère, n’en revenait pas. Jean Edifor se tourna vers elle :
« En tout cas, toi, tu dois la connaître. Depuis quelques mois, elle a remarqué que tu passais de longs moments penchée sur le toit de cet immeuble. La première fois, elle a eu peur mais elle s’est vite habituée à ta présence…»
La mère de Maria, gênée, tenta de justifier les habitudes peu ordinaires de sa fille mais l’inconnu la coupa :
« C’est extraordinaire mais dans le bon sens du terme ! Figurez-vous que le matin, quand Eléonore et moi nous retrouvons pour boire un café au conservatoire, elle me parle toujours de la fille du toit et de l’improbable relation qu’elles tissent à distance. Aux beaux jours, Eléonore ouvre ses fenêtres en espérant que ses mélodies volent aux oreilles de votre fille. »
Il s’adressa à Maria :
« Elle était loin d’imaginer ta surdité, avec tes postures, tes mouvements, elle avait l’impression que tu ressentais sa musique. Et ça l’apaisait parce qu’elle vivait dans l’angoisse. Elle était harcelée au téléphone. La nuit tombée, au moment où elle s’arrêtait de jouer, quand tu quittais ton poste de guet, un homme l’appelait systématiquement et lui fredonnait les mélodies qu’elle venait de te jouer. Il enchaînait sur des menaces perverses et il raccrochait »
La mère coupa court au récit de l’homme, impatiente de comprendre où il voulait en venir : « Et en quoi ma fille peut vous être utile? »
« Eléonore n’est pas venue au conservatoire ce matin, et je n’ai pas réussi à la joindre. Elle m’avait dit qu’en cas d’absence injustifiée, je devrais aller chercher une enveloppe cachée dans son piano et l’amener à votre fille. Cette lettre renferme les éléments qu’elle avait commencé à rassembler. Elle était sur le point de découvrir l’identité de son harceleur. Elle pense que tu es en capacité de recoller les morceaux… »
Un long silence suivit. Chacun semblait perdu dans ses pensées.
Maria, elle, cogitait véritablement.

Elle avait bien remarqué qu’il s’était mis à faire des allers-retours injustifiés chez le disquaire du coin de la rue. Sans compter ses sorties répétées. Et puis, elle avait bien senti qu’une onde nouvelle l’animait depuis quelques temps. Même sa démarche avait changé. Enfin, ce qui confirmait son intuition, c’est qu’elle savait que la veille, quand elle était redescendue de son toit, la place habituelle de son père autour de la table était vide.

Sans même ouvrir l’enveloppe, Maria venait de comprendre.
Elle déglutit, inspira profondément et évita de croiser le regard de son père.

Ecouter au Japon

En 2008, après la période des pluies de juillet, je suis partie au Japon pour trois semaines de voyages sur l’île de Honshu :

Le Japon est un pays très sonore de mon point de vue de chercheuse de sons, occidentale qui plus est :

Les passages piétons vous parlent et lancent des jingles, les joueurs de shamisen s’installent pour gratter leur instrument sur les ponts, les étals de supermarchés sont dotés de hauts-parleurs pour vanter les bienfaits des champignons, les grillons géants chantent de 4 heures du matin à minuit, les oiseaux, les singes crient et caracoulent, les jeux vidéos caquètent leurs chants électroniques et enfin les temples nous réservent les plus belles cloches et prières bouddhistes…
Sans oublier l’exotisme de la langue, sans accent tonique mais chantante et dynamique.

Il y a au Japon de quoi ravir les tympans. Qui a dit que le Japon est loin de nous ?
Il est là, au creux de votre oreille…


Eve Grimbert

Hé, dites, oh !

« Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s’en aperçoit. »
C’est par ces mots, en 2008, que Nicolas Sarkozy essuyait à nouveau du revers de sa Rollex dorée, le droit de grève et la liberté d’expression. Indifférence criarde de mauvais goût face à l’importance symbolique de ce droit de s’exprimer et d’exprimer son désaccord, au pays des « droits de l’homme ».
Ouille ! Les mots employés impactent les esprits, blessent et humilient peut-être certaines et certains d’entre nous.

Et par ce message ne pourrait-on pas entendre comme une provocation digne de la candide Marie-Antoinette, reine de peu de rien et de pas grand-chose, victime de sa condition : « Ils n’ont plus de pain ? Qu’ils mangent de la brioche ! »
C’est que le  « règne » de l’auteur de   »Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s’en aperçoit »va malheureusement et sans aucun doute rester dans l’Histoire du pays.
En tant que président des décomplexés gonflés à bloc, il aura à plusieurs titres  démontré que l’on peut démanteler des valeurs et les rendre désuètes, entre autres par les mots et la communication.
Car c’est de cela qu’il s’agit. Du découragement et de l’humiliation d’une population par la dé- construction systématique de ses acquis sociaux et par l’image d’impuissance qu’il lui renvoi en choisissant méticuleusement les mots (pour ne pas) le dire.

Nos médias sont bien entendu ses premiers grands alliés, manitous de l’ensommeillement, régulateurs de pensées, dictateurs de la réalité pour la plupart.
Du story telling au marketing, les arts du récit en prennent un coup. Ce n’est pas un scoop, me direz-vous.
Mais l’art de communiquer en bandoulière, on essaie de nous faire avaler plus de couleuvres qu’on ne peut en avaler en un seul quinquennat.

Je me pose quand même une question en ces temps électoraux : Pourquoi les gouvernants des pays riches se pensent-ils comme les seuls autorisés à dessiner et raconter le monde ? De quel droit ?
L’humain se nourrit de mots, vecteurs de symboles très forts et ces mots assemblés forment des récits dont tout être doté de parole tend à se nourrir. J’irai même jusqu’à penser que le récit touche le cerveau reptilien chez l’être humain, tant il semble avoir de forces. Construire ces récits, y être sensible, s’y référer, est je pense vraiment constitutif de l’être humain.
Se « fixer » sur l’un d’entre eux pour définir son identité, l’histoire de sa propre vie est vraiment propre à l’être humain. Comment vivre sans  raconter, se raconter, ou du moins accrocher son propre filtre subjectif à la réalité ?
C’est bien cette fibre sensible que les médias et les communiquants cherchent à faire vibrer, en nous  servant des histoires et des images (au sens large) avilissantes, comme autant d’éléphants roses sensés détourner notre attention…

Comment savoir si une lutte vaut mieux qu’une autre ? Quelle réalité vaut plus qu’une autre ? Cela dépend par quel filtre on la regarde. Ou, je ne sais pas, regardons au moins par la lorgnette la plus humble qui soit si elle va dans le sens de la vie, du respect de celle-ci, du bien être le plus équitable.

Qui a t-il de plus important ? L’argent ? Ah oui, j’oubliais !

Haïkus de tête

Le Bleu du ciel
Domination masculine et bleu du ciel
Dans les moeurs se cachent des coquilles
Les moeurs meurent et les coquilles restent

J’ai faim
Mutilation sans souffrance, c’est l’adage des moutons
Se faire opérer, c’est comme passer à la poêle, avec des oignons
Et les gens c’est facile à cuisiner, ils mangent de tout

Raison et amendes
La connerie provoque une mort lente et douloureuse.
Le racisme nuit à la santé mentale
Même dans la douleur les miens sont miens

Raisin et amandes
Raison et amendes

Tous en choeur
La peur rend con,
Le pont rancoeur
Le coeur rend pont
Le rond pend coeur
La con rancoeur

 

 

Aide à la réalisation

Dans le cadre de la formation professionnelle, devenez « dompteurs de sons » et apprenez à réaliser : 

  • Un portrait sonore (professionnels ou spécialistes d’un domaine, personnes proches, personnages de fiction…)
  • Une création sonore (utiliser le son comme matière à pétrir, écrire et monter une fiction…)
  • Un reportage, une interview…
  • Un enregistrement de vos maquettes musicales…

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Le Moineau Phonique vous propose ses conseils techniques, artistiques et journalistiques dans le cadre de vos réalisations sonores :

- Choix de matériel audio

- Prise de son mono ou stéréo

- Accompagnement artistique (choix sur la forme et l’habillage sonore)

- Accompagnement rédactionnel

- Montage de vos sons avec  le logiciel libre et gratuit Ardour (disponible pour Mac et Linux, possibilité d’utilisation sous Windows grâce à une clé USB dédiée) ou Audacity (Mac, Linux, Windows) pour les projets les plus « épurés ».

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Cette formation conventionnée AFDAS s’adresse aux débutants comme aux professionnels du son.

Nous contacter pour plus de précisions, un devis…

Ateliers radio


Ces ateliers s’adressent aux enfants en milieu scolaire ou péri-scolaire, aux associations, aux maisons des jeunes et de la culture, aux centres sociaux, aux entreprises.

A titre d’exemple, voici une liste des différentes thématiques ou formats abordés lors des ateliers que nous vous proposons : 

Portrait de métier : sensibiliser au monde du travail par l’investigation auprès des
professionnels et la réalisation d’un portrait sonore. (Jeunes ou public en réinsertion.)

- Portrait de personnes âgées, de jeunes, de groupes culturels et/ou sociaux, pour mettre en lumière leur vision particulière du monde.
(Toute personne désirant transmettre un portrait sensible par l’art du collectage).

Chronique radiophonique : littérature, cinéma, actualité, coup de coeur…
(A partir de 7 ans).

Création sonore : écriture d’un scénario sonore, adaptation d’oeuvres, mise en son.
(A partir de 7 ans)

– Education aux médias : sensibiliser au rôle des médias dans notre société,
analyses et recherches autour de ce thème, interviews, revues de presse, reportages, micro-trottoir… (A partir du collège).
Ce thème nous tenant particulièrement à coeur, un article complet lui est dédié dans notre rubrique Ateliers /Formations…

Débats, reportages et interviews en tout genre, à votre demande…

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Ecouter des projets réalisés en lien avec Radio Grésivaudan : 

 

Au lycée

- Au collège

- En école primaire

 

 

Ecouter un projet en lien avec La Voix des Gens, l’APASE et le CODASE, avec des jeunes déscolarisés, depuis leur blog : Parole de Jeunes

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 LES ATELIERS RADIOPHONIQUES POUR ADULTES ET EN MILIEU SCOLAIRE…

 Depuis 5 ans, nous rencontrons et nous efforçons  de sensibiliser les gens les plus divers à leur entourage, à la pratique du son et plus largement des médias. L’outil radiophonique est excellent comme
« alibi »  pour valoriser la curiosité, l’expression écrite et orale, le travail en équipe, le partage.

Par exemple, c’est l’occasion pour des élèves de se retrouver au sein d’une activité qui donne le change à l’exercice scolaire, une bonne façon de produire quelque chose en lien avec le professeur et/ou le professeur-documentaliste.

Participer à un atelier radiophonique éveille souvent des capacités enfouies et parfois une vocation ! La timidité ou la dissipation peuvent s’envoler, laissant place à l’intérêt, les idées, l’implication dans un projet.

Cela permet de découvrir les coulisses de la radio et les ficelles de la préparation d’une émission, à travers le matériel d’enregistrement, le montage audio.
C’est aussi l’occasion d’aller à la rencontre des acteurs locaux du quotidien et de proximité, dont on ne soupçonne parfois pas l’existence tout près de chez nous et aussi d’aborder des sujets beaucoup plus larges et universels.

Enfin, faire de la radio est une manière d’apprendre à communiquer aux autres ce qui nous touche, en y mettant les formes grâce à la matière sonore. 
Ces ateliers se finalisent bien souvent par une émission de radio animée et réalisée par les participants eux-mêmes, avec notre encadrement et notre matériel.
L’émission finale permet de fédérer et partager
toutes les rubriques préparées en amont par les personnes qui vivent l’atelier, individuellement ou en petits groupes.

Les ateliers radiophoniques sont la plupart du temps réalisés en partenariat avec Radio Grésivaudan, qui permet une diffusion hertzienne des émissions réalisées, en direct ou en différé. 

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Le nombre, le contenu, la forme, la durée et la fréquence des ateliers est adaptable sur
mesure. Contactez-nous pour plus d’informations !