Homophobie ordinaire?


« Vous ne passerez pas les portes du paradis », c’est ce qu’a dit un vieux monsieur à une moins vieille dame après qu’elle m’ait confié que l’amour entre deux personnes du même sexe, c’était acceptable, même si bon, c’est un peu déviant quand même…

Curieuse comme je suis, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller traîner mon micro à une manifestation anti mariage pour tous organisée à Lyon le 17 novembre dernier…
Je vous laisse découvrir les argumentaires et autres pulsions réactionnaires de la France bien pensante en pleine manif bon enfant… ça fait froid dans le dos !
Souriez, vous êtes clichés !

Photo : Gay Pride, Avenida Paulista, Sao Paulo, Juin 2007

Comment s’en sortir dans un monde cruel comme celui-ci ?

 Depuis la tendre enfance, on sait que l’être humain se construit de récits.

Le cinéma, les livres sont du récit et l’information qu’elle soit filmée, écrite ou orale est elle aussi en plein dans le monde des Histoires.

C’est bien ce qui nous différencie des autres êtres vivants, si l’on exclue les méthodes de communication telles que les chants, les sonars, les cris et autres gestuelles animales.

 On commence d’abord par recevoir des récits essentiels ou des éléments nous expliquant « ce que je fais là » et comment fonctionne le monde : ceux des parents.

Cela nous permet de situer, construire une image de nous même, des références, des points de comparaison pour comprendre autrui.

Par la suite, lorsqu’on devient soi-même producteur de récits, on tisse et on brode, on chantonne le monde à sa façon.

Un peu plus tard d’autres s’efforcent de parfaire votre éducation, de vous injecter différentes Histoires dans l’esprit par la force et l’effet de masse.

Que faire ???

1) Restez calme

2) Prenez votre courage à deux mains, lisez, écoutez, ou encore regardez quelques journaux, radios ou télévisions qui se présentent à vous.

3) Faites une liste des choses qui vous ont semblé étranges (la qualité de l’expression, le manque de diversité de l’information, le ton employé, l’importance ou non de l’information dans votre vie et, à plus large échelle, celle de ceux de votre entourage, puis à l’échelle de l’évolution humaine.

4) Demandez-vous : « est ce que j’aurai choisi ce sujet » ou alors « l’aurai-je traité autrement ? « L’aurai-je écris autrement ? » « Est-ce si difficile de faire mieux ? »

 5) Cela vaut-il vraiment la peine d’être lu, regardé, écouté ? Qu’en ai-je retiré ? Cela va t-il m’aider à avancer, à faire un monde plus beau, plus intelligent, plus humain ?

 6) Quand vous aurez médité à ces questions, prenez ce journal et ôtez lui ses feuillets un à un. Si c’est une télé, une radio, démonter le ou la pour voir si il y a un problème de fonctionnement.

7) Faites-en des boules de 15 à 20 centimètres de diamètre et placez-les soigneusement dans votre poêle à bois.

8) Craquez une allumette et faites partir le feu.

 9) Dites merci à celles et ceux qui continuent de respecter le travail de journaliste et honorez-les en les lisant vraiment. En les soutenant.

10) Participez vous aussi et mettez tous vos talents au service d’une expression éclairée, libérée de conflits d’intérêts, d’ego ou de pouvoir…

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Il y a quelques mois se déroulaient les Assises du journalisme, dans l’Ouest.

France Culture s’y rendait, couvrir l’événement en 2 minutes.

Résultat des courses et résumé bref de l’état du journalisme en France : « il est formidable. »

La journaliste avait interviewé une algérienne et une tunisienne (ça donne bonne conscience), toutes deux acquises à la cause du problème : le journalisme français, c’est mieux que pas d’expression du tout, c’est vrai.