Au bord de l’air

Enregistrer la pollution de l’air…
C’est les moteurs qui donnent le ton, car l’ennemi est invisible. Pour recueillir l’avis des gens, j’ai traîné au bord des routes, avec les pots d’échappement et leur fumée nauséabonde… J’ai le nez, les yeux qui me piquent et qui grattent, la gorge irritée, c’est pas de la rigolade !
Evidemment, parmi les personnes que j’ai rencontré, personne ne cautionne.
Au pire, on est fataliste, au mieux on tente de changer d’air…

La première fois que j’ai visité la vallée du Grésivaudan, celle qui relie Grenoble à Chambéry, je découvrais une région à la fois magnifique et un peu morne.
Aux pieds des massifs, s’étalent des villages dortoirs un peu sans âme fabriqués pour que les travailleurs des nanotechnologies, les amoureux de la nature skieurs-cyclistes-parapentistes en polaire s’y installent et trouvent matière à nourrir la quête d’un supposé progrès et sortir en raquettes le dimanche pour se ressourcer après une semaine de dur labeur.
Mais il y a un bémol à tout ça : L’autoroute qui va de la vallée du Grésivaudan à Grenoble est régulièrement limitée à 70km/h pour cause de pics de pollution et ce, depuis des années.
Cela n’est que très rarement traité dans les médias et surtout pas sous un angle environnemental, mais plutôt comme on parlerait d’une averse de neige…
Qui aurait cru ? Les personnes qui connaissent mon lieu de vie un peu « rural » en sont tout étonnés…

Nouveaux réactionnaires ? La modernité en question.

Nouveaux réactionnaires ? La modernité en question, un documentaire d’Aude-Emilie Judaïque et Gilles Davidas. Alors qu’à toutes les élections s’affrontent les mêmes partis bleus et rouges, d’autres se positionnent sur la société autrement…
Et si le progrès n’en était pas un ? Et si le FN n’était pas une menace mais le moyen de faire « imploser le système » ? Ecoutez les propos de ces nouveaux réactionnaires…

Mermet parle de Là-bas si j’y suis

Auditeurs de « Là-bas si j’y suis » sur France Inter, écoutez cette intervention de Daniel Mermet et Olivia Gesbert, qui répondent aux questions du public lors du festival Longueur d’Ondes 2014…  C’est sur l’oufipo, l’Ouvroir de Finistérérités Potentielles…

Pattes d’oie

Photo : G. Falgon

Au coin de ses yeux,
De petites rides apportent à son regard
La sagesse du temps qui passe,
La prestance de l’homme qui pense,
Silencieux,
Mystérieux.

Il économise les mots comme les sourires,
N’en pense pas moins mais ne dit pas tout,
Embrasse le vent,
Imprègne ma vie,
Emprunte sa voie.

L’homme mesure,
Il s’interdit les écarts
Et avec parcimonie,
M’offre ses égards.

Il conjugue son allure à celle du temps,
S’enivre de saisons,
S’habille de bourgeons,
Se délecte de sensations.

Tranquillement, il avance,
Ignorant l’ennui,
Saisissant la vie.

 

 

 

 

Après la tempête

Sur le quai, une petite dame est pliée en deux. Elle ramasse des algues qu’elle dépose dans un seau. Elle les appelle le goémon. C’est la mer qui l’a charrié jusque là. La mer qui, quelques jours avant, début février 2014, s’est déchaînée, laissant au petit bout de terre les stigmates de son passage éclair, et aux îliens les souvenirs d’une grande tempête comme on en vit parfois, quand on habite à l’Ile de Sein.
Ce son est un voyage. Ma découverte de l’île, après la tempête, mais aussi ma rencontre avec l’une de ses habitantes, étonnante Elisabeth.

Un grand merci à Elisabeth et au maire, Jean-Pierre Kerloc’h, mais aussi à tous les îliens qui m’ont chaleureusement soutenue pendant la traversée mouvementée, puis guidée dans les mystères du lieu lors de cette courte escale.

« Après la Tempête » sera diffusé le samedi 28 juin 2014 sous la yourte à son lors des Rencontres du Film Documentaire organisées par l’association Ty Films à Mellionnec (Côtes d’Armor).