Des femmes et des bébés à Ravensbrück

Des femmes et des bébés à Ravensbrück, un documentaire de François Teste et Irène Omelianenko, réalisé grâce à des archives de l’INA. Début de vie en camp de concentration, grossesses… Comment la vie fait-elle surface dans les conditions impensables de la vie des camps ?

« Le soin de Robin »

Sans fard ni effusion d’émotions, Marion raconte son fils de 7 ans, Robin, diagnostiqué autiste, ou TED « Trouble Envahissant du Comportement ». Une réalité pas facile à gérer, un quotidien qui pose d’autres questions. C’est très beau, très intéressant, très touchant. Signé Olivier Minot pour Arte Radio.

Pou Voir

 Maîtres et maîtresses du monde, chaussés rutilants et piétinants,
Dites-vous : il n’y a ni naissance, ni mort

Manipulez les individus comme des gants troués,
corps et âmes armés de concepts
vous justifiant

Quant à la population elle s’insurge, régulièrement,
puis se rendort, paisiblement…
Les patterns sans cesse rejoués de l’Histoire
tels un théâtre de boulevard
bien accordé

Il n’y a ni naissance ni mort et pourtant les idées croient naître
et l’Homme tout inventer.

Sans aigreur ni pensées noires,
à la minuscule lueur d’espoir,
je peux essayer de ne pas perdre de temps

Toxique pensée de l’humain-hiérarchie-organisation de vacances au club Med.
Puant de maintenir un pouvoir sur les autres comme justification
de nos propres blessures.

Querellons-nous aussi peu que nous puissions nous déchirer
Peut-être que nous aurons des renaissances encore plus belles que ce que nous espérions depuis la nuit des temps

 

 

 

Socialement parlant on s’en fout!

Photo : G. Falgon

Au départ, c’est un processus trouble à bord duquel on se risque, où il faut se laisser délicieusement bercer. Ca tourne ensuite au feu d’artifice d’idées, lorsque l’on se délecte d’absurde et d’inconnu et que, dans le feu de l’action, l’on ne sait plus trop ce que l’on veut dire ni maîtrisons l’intégralité de ce que l’on fait, mais où l’on sait qu’on finira bien par retomber sur ses pattes. Et puis, quand vient le temps des essayages, du mâchouillage et des malaxages, que l’aventure continue et que tout prend sens, l’on se recentre et prend conscience qu’elle est vraiment enrichissante, cette expérience…

Lorsqu’une équipe de joyeux bidouilleurs de sons se réunit pour déconstruire leur vision classique et normée de l’interview, ils se retrouvent à naviguer sur les méandres vertigineux des voix et des paroles. Parfois, elles s’envolent et leur échappent, d’autres fois ils les capturent et les manipulent. Ca donne des situations cocasses, des mises en scène étonnantes, des questionnements surprenants, et pourquoi pas un résultat… intéressant ?


Ce son est un extrait de la création sonore issue de la formation « L’interview étendue » animée par Alessandro Bosetti en juillet 2014, dans le cadre de l’association Phonurgia.

Le montage est signé Aline, Lucinda et Eloïse, les prises de son sont de tout le monde : Déborah, Adeline, Cathy, Rémi, Caroline, Agnès, Maxim. Curieux, je vous invite à écouter « Qu’est ce que vous voulez que je vous dise? », la pièce dans son intégralité.

Compagnie Fanfarnaüm

Je crois que l’art de demain se joue dans la rue, là où il est vivant et se passe de numérisation. Fanfarnaüm en est un exemple magnifique. Mieux qu’une fanfare (comme on en a vues des centaines se monter dans l’engouement pour les musiques d’Europe de l’est), Fanfarnaüm c’est des musiciens de grande qualité, une scénographie créative et visuellement au poil, des artistes drôles, punks et inspirés à l’humour noir qui fait du bien dans le paysage convenu des arts tout public. La Cie Fanfarnaüm parle de façon décalée, se saisit de tous les objets les plus anodins pour en extraire la musicalité. Découvrez-la et savourez !

Sur La Route

« Sur La Route » a reçu le 2e prix du concours Libé/Apaj/France Culture

Daniela et Nelson, Volcan Santa Ana, El Salvador. Photo : Flor

 

« On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait » écrivait Nicolas Bouvier dans « l’Usage du Monde » en 1963.

De voyage, l’on rapporte bien plus que les quelques photos que l’on partage, les quelques souvenirs que l’on évoque. Malgré soi et à l’insu des autres, on en revient changé, « plumé ou essoré », grandi, diront certains.

Le voyage suscite les rencontres et chamboule les habitudes, il nous mène là où d’ordinaire, nous n’allons pas.

Ce son est un carnet de voyage. En avril et mai 2014, je suis allée en Amérique Centrale, au Salvador et au Nicaragua. Il m’est difficile de déterminer ce que ce voyage m’a apporté. Une chose est sûre, c’est que Nicolas Bouvier avait raison : j’en ai ramené tout autre chose que ce que j’allais y chercher. J’ai traversé des paysages, des langues, des cultures, mais j’ai aussi atteint des limites, ressenti mille émotions, vécu, tout simplement, les réalités que la vie m’a tendues.

Je dédie ce carnet de voyage sonore à Nelson dont le sourire restera toujours dans mon cœur, à Daniela que j’aime profondément et à Guillaume, mon Amour, auprès de qui j’avance et j’apprends, envers et contre tout.

Les citations sont issues d’ouvrages de Nicolas Bouvier, « L’usage du monde », « Le poisson-scorpion », « Chroniques japonaises », « Le vide et le plein (Carnets du Japon, 1964-1970).

Retrouvez la version courte de ce carnet de voyage sonore sur Libération.fr

Spéculum-Partie

« A l’époque, tout était possible », c’est ce que quatre femmes racontent quand elles réouvrent la mallette qu’elles utilisaient pour pratiquer des avortements illégalement, même après la loi Veil de 1976, car elles estimaient que dans les hôpitaux, on ne le faisait pas correctement. C’est signé Nina Almberg et Sara Monimart pour Arte Radio…

Mon cas n’a pas de case…

Photo : Duna

« Mon cas n’a pas de case » est le témoignage croisé de deux jeunes femmes :
Jeanne (qui est tombée enceinte avant de tisser des liens avec le père de sa fille) et Maéva son amie et confidente (émancipée d’une situation de couple difficile après avoir eu deux enfants) nous font part de leur expérience et quotidien.

Maéva a accompagné Jeanne dans la maternité, des nausées et petits tracas de la grossesse à la mise au monde de sa fille Berthille.
Elles sont restées soudées par la force de cette expérience malgré un regard social plutôt inquiétant : élever son enfant seul pose toujours un problème du point de vue de la majorité et des institutions.

Ces mères, dont l’objectif n’est pas nécessairement de se remettre en couple comme on l’entend dans sa forme la plus conventionnelle, font l’objet de beaucoup d’interrogations et de jugements dans le pire des cas.
Et si l’amour, l’éducation, les relations, dont on pense souvent avoir le fin mot, avaient le droit d’être multiformes ?