Mon cas n’a pas de case…

Photo : Duna

« Mon cas n’a pas de case » est le témoignage croisé de deux jeunes femmes :
Jeanne (qui est tombée enceinte avant de tisser des liens avec le père de sa fille) et Maéva son amie et confidente (émancipée d’une situation de couple difficile après avoir eu deux enfants) nous font part de leur expérience et quotidien.

Maéva a accompagné Jeanne dans la maternité, des nausées et petits tracas de la grossesse à la mise au monde de sa fille Berthille.
Elles sont restées soudées par la force de cette expérience malgré un regard social plutôt inquiétant : élever son enfant seul pose toujours un problème du point de vue de la majorité et des institutions.

Ces mères, dont l’objectif n’est pas nécessairement de se remettre en couple comme on l’entend dans sa forme la plus conventionnelle, font l’objet de beaucoup d’interrogations et de jugements dans le pire des cas.
Et si l’amour, l’éducation, les relations, dont on pense souvent avoir le fin mot, avaient le droit d’être multiformes ?

Foudil Benabadji

Foudil Benabadji, algérien arrivé en France à 17 ans dans les années 60, a d’abord commencé une carrière dans le social en tant qu’éducateur.
De fil en aiguille, il a organisé des échanges culturels entre enfants savoyards et maghrébins, a organisé de nombreux échanges et voyages.
Il s’est rapidement passionné pour l’inter-spiritualité, dans la volonté de permettre le dialogue entre les différentes « confessions » présentes en France.
Aujourd’hui aumônier, auprès notamment de jeunes maghrébins dans les prisons, et auprès d’un plus large public dans les hôpitaux, il fait état de la richesse de son parcours.

http://www.memoire-mediterrane.com/

Grandir


Cet enregistrement est le fruit d’une rencontre entre Jean-Marc Feldman (instituteur), ses élèves (âgés de 7 ou 8 ans) et moi-même à l’époque où Jean-Marc n’était pas encore à la retraite (2009).
Si la qualité sonore n’est pas toujours au rendez-vous (arf, les câbles empruntés à la hâte, les enfants qui triturent les micros et donnent des coups de pieds dans les tables !), les mots que mettent les enfants sur l’âge adulte, l’adolescence et même le monde du futur en disent long sur ce qu’ils vivent et ce à quoi ils rêvent.
Inspirés, affectés, pleins d’espoir et de fantaisie, ces enfants nous font part de ce que pour eux c’est, grandir.

La dernière fois que j’ai vu Bernard

Vieillir. Devenir vieux. Voir la mort se rapprocher, inexorablement, de plus en plus près. Se confronter à la réalité, se mesurer à son propre déclin, se retrouver seul face à l’incontournable destin…

Ca me pose question. Ca me fait peur. Ca m’intéresse de savoir. Qu’est-ce que ça fait d’être vieux ? Qu’est-ce qu’on ressent, quand on est vieux ? Comment on voit la vie ? Comment on voit la mort ? Qu’est-ce qui compte ? Est-ce qu’on peut encore être heureux, malgré tout ?

Je vous fais partager ici un moment de vie. Un court espace de questionnement. Une pointe d’humour teinté de lucidité. Cette interview date du printemps 2012. Elle n’était pas prévue. J’étais chez ma grand-mère, âgée de 81 ans, et j’enregistrais sa vision de la vieillesse. On a frappé à la porte. C’était Bernard. J’ai souvent vécu cette scène : Bernard qui passe à l’improviste chez ma grand-mère. Ca faisait un bail que je ne l’avais pas vu. Il avait pris un sacré coup de vieux. Il m’a expliqué qu’il était atteint d’un cancer du foie depuis un an et demi et il m’a raconté les difficiles démarches pour trouver une maison médicalisée où l’accueillir sans trop attendre. Il ne voulait pas continuer à être un poids pour sa fille et sa famille.

Bernard était un des meilleurs amis de ma grand-mère. Il est mort fin août 2012. Je ne le connaissais pas beaucoup bien qu’il ait toujours fait partie du paysage et j’ai envie de faire partager ces quelques minutes de vie.

Asymétrie des sexes

Ecarts de salaires de 25% en moyenne, retraites scandaleusement disproportionnées, postes à responsabilité majoritairement réservés aux hommes, les inégalités entre les femmes et les hommes persistent. Les chiffres sont criants, la réalité alarmante, trop de femmes et d’hommes s’y complaisant presque, tant sont ancrés les clichés qui confèrent à la femme son rôle de gentille femme au foyer et à l’homme celui de meneur sur la place publique. Pour enrayer le problème, il faut le prendre à la racine, et c’est ce que tente de faire le CIDFF (Centre d’Information sur le Droit des Femmes et des Familles), en informant et en sensibilisant.
Pourquoi les inégalités persistent-elles? Entretien avec Marie-Jeanne GRANGE, présidente du Centre d’Information sur les Droits ds Femmes et des Familles.