Macho Man

A l’écoute des singes hurleurs dans la forêt au Nicaragua, j’ai pu observer de fascinantes similitudes avec certains êtres humains de sexe masculin.
Au premier abord, on pourrait croire à un énième reportage animalier, mais si l’on tend bien l’oreille, l’on peut rapidement comprendre le fond de mon propos. Nous, êtres humains, faisons parfois preuve d’animalité, de primarité, d’excès d’instinct…
Saurez-vous distinguer l’homme du singe ?

« Macho Man » sera diffusé en séance d’écoute au festival Longueur d’Ondes de Brest qui se déroule du 27 janvier au 1er février 2015.

Les Co-Mains

Photo : E. Grimbert

Les Co-mains est un habitat groupé en chantier au sein duquel poésie et bricolage dessinent l’état d’esprit du lieu situé au pied de la Chartreuse, entre Grenoble et Chambéry. Pascal et Véronique façonnent, truellent, assemblent, cassent, empilent, retapent, imaginant leur espace de vie bien plus que de manière fonctionnelle.
Selon des techniques glanées ci et là, osant faire de la construction un art et de l’art une construction pour l’être. Un chantier où l’on a envie de « bousculer les lignes »…

Au bord de l’air

Enregistrer la pollution de l’air…
C’est les moteurs qui donnent le ton, car l’ennemi est invisible. Pour recueillir l’avis des gens, j’ai traîné au bord des routes, avec les pots d’échappement et leur fumée nauséabonde… J’ai le nez, les yeux qui me piquent et qui grattent, la gorge irritée, c’est pas de la rigolade !
Evidemment, parmi les personnes que j’ai rencontré, personne ne cautionne.
Au pire, on est fataliste, au mieux on tente de changer d’air…

La première fois que j’ai visité la vallée du Grésivaudan, celle qui relie Grenoble à Chambéry, je découvrais une région à la fois magnifique et un peu morne.
Aux pieds des massifs, s’étalent des villages dortoirs un peu sans âme fabriqués pour que les travailleurs des nanotechnologies, les amoureux de la nature skieurs-cyclistes-parapentistes en polaire s’y installent et trouvent matière à nourrir la quête d’un supposé progrès et sortir en raquettes le dimanche pour se ressourcer après une semaine de dur labeur.
Mais il y a un bémol à tout ça : L’autoroute qui va de la vallée du Grésivaudan à Grenoble est régulièrement limitée à 70km/h pour cause de pics de pollution et ce, depuis des années.
Cela n’est que très rarement traité dans les médias et surtout pas sous un angle environnemental, mais plutôt comme on parlerait d’une averse de neige…
Qui aurait cru ? Les personnes qui connaissent mon lieu de vie un peu « rural » en sont tout étonnés…

Solexine

Pour se sentir moins seuls et garder ou retrouver un contact avec la société, pour passer du temps à exprimer leur créativité, pour se ressourcer, rencontrer, partager, penser à autre chose, une centaine d’adhérents viennent régulièrement à Solexine, association grenobloise de réinsertion sociale. Solexine, pour SOlidarité, EXpression, INitiative.
Reportage…

Un grand merci à Salim, Alix, Jessica, Michèle, Rose, Yohan, Sylvie, Laurette, Emilie et d’autres dont je n’ai pas les prénoms, Pierre Roy, un des deux coordinateurs de la structure, en charge du développement social, et Thierry Cascalès, l’intervenant arts platsiques.
Merci à l’équipe de Solexine pour son accueil et sa chaleur.

Curiosités féminines

Au Cabinet de Curiosités Féminines, on vient causer plaisir féminin avec d’autres femmes, on vient écouter d’autres expériences, on vient collecter des infos sur la thématique du jour… Pour la première, le 8 mars 2013, une petite dizaine de femmes se réunissaient autour d’Alexia et Camille-Emmanuelle, ambassadrices du cabinet et créatrices du projet. La tenue chic et sexy n’était pas de rigueur, mais visiblement elles avaient décidé d’être belles. Dans cet appartement chic du 18e arrondissement de Paris, bien installées dans leurs fauteuils et nourries aux biscuits apéro, au blanc et au rouge, ces dames ont laisser leurs langues se délier pour parler plaisir solitaire…

Merci à l’hôte secrète de l’appartement ainsi qu’à l’équipe du Cabinet de Curiosités, et puis évidemment aux participantes de l’atelier qui ont accepté sans sourciller la présence du micro…

Découvrez ici l’article de Lauren Provost, journaliste au Huffington Post, également présente lors du premier Cabinet de Curiosités Féminines.

Et puis, sur le même sujet mais sur un tout autre ton, Le Moineau Phonique est fier de vous annoncer qu’il a travaillé avec France Culture et que son documentaire « Mon Corps, le Plaisir et Moi » a été diffusé sur les grandes ondes mardi 23 avril à 23h et qu’il est podcastable et écoutable ici… Fruit de longs mois de travail, ce documentaire donne la parole à des femmes et à des hommes sur le sujet encore trop tabou de la masturbation féminine…

Photo : Joran Tabeaud

Homophobie ordinaire?


« Vous ne passerez pas les portes du paradis », c’est ce qu’a dit un vieux monsieur à une moins vieille dame après qu’elle m’ait confié que l’amour entre deux personnes du même sexe, c’était acceptable, même si bon, c’est un peu déviant quand même…

Curieuse comme je suis, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller traîner mon micro à une manifestation anti mariage pour tous organisée à Lyon le 17 novembre dernier…
Je vous laisse découvrir les argumentaires et autres pulsions réactionnaires de la France bien pensante en pleine manif bon enfant… ça fait froid dans le dos !
Souriez, vous êtes clichés !

Photo : Gay Pride, Avenida Paulista, Sao Paulo, Juin 2007

Identité : Alsace – Algérie – France

Evoquer l’histoire de sa famille dans un spectacle humoristique, c’est le choix qu’a fait Ali Djilali Bouzina avec « 75% familles nombreuses ».
Ses parents et leur tripotée d’enfants ont quitté l’Algérie dans les années 1960, direction la France. D’abord Marseille, puis l’Alsace, dans une petite bourgade non loin de Strasbourg où ses parents vivent encore. Ali y a grandi, devenant à la fois français, arabe et alsacien. Dans son spectacle, Ali Djilali parle d’exil et d’immigration, avec leurs joies et leurs difficultés.

Solid’Action

Dans le village de Saint-Hilaire du Touvet en Chartreuse siège l’association Solid’action fondée en 2001. Elle a pour objectif d’accueillir en son sein des personnes en parcours d’insertion, dans des situations de précarité sociale et/ou relationnelle.

C’est donc à l’intérieur d’une grande bâtisse (ou d’appartements autonomes au coeur du village) que vivent et sont accompagnées ces personnes, vers la dignité, par toute une équipe très dynamique qui leur apporte repères professionnels et affectifs.
Les « gars » (comme dirait Alain Poncet, directeur de Solid’action) s’intègrent dans la vie du village notamment grâce aux travaux d’intérêt public qu’ils effectuent dans la commune. Les habitants reconnaissent leur travail et les acceptent d’un regard en majorité bienveillant…

Le reportage permet d’entendre Alain Poncet nous présenter son travail en tant qu’hôte et directeur. Cet entretien est complété par le témoignage de Laurent, en parcours d’insertion après un long passage en prison.

Ce reportage a été diffusé sur les ondes de Radio France Internationale, dans le cadre des Echanges et Productions Radiophoniques.

 

Le Fournil

Le Fournil, c’est à la fois une table d’hôte et un lieu d’accueil de jour. C’est aussi un chantier d’insertion. Un lieu où chaque jour se croisent une centaine de personnes, des personnes aux parcours et aux réalités différentes, mais très souvent en situation de grande précarité, qui viennent chercher à manger, trouver des gens avec qui parler, avec qui partager, des gens pour les épauler dans leurs démarches pour se réinsérer.
Rencontre avec des convives, des salariés, des bénévoles, en plein service de midi. Au menu du jour : couscous.

 

Prison.exe

En prison, les détenus peuvent avoir accès à des activités. C’est en général le SPIP, Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, qui les met en place. L’informatique fait partie de ces activités. Le CLIP (Club Informatique Pénitentiaire) donne des cours dans une cinquantaine d’établissements pénitentiaires en France, avec plus de 200 bénévoles. En 2009, près de 2500 détenus ont été formés. Un certain nombre d’entre eux ont même passé des tests AFPA ( Association pour la Formation Professionnelle des Adultes ), formations reconnues dans le monde du travail.
A la maison d’arrêt de Varces, près de Grenoble, des cours d’informatique sont dispensés chaque jour par différents bénévoles. La cellule dédiée à ces cours compte 6 postes, elle peut donc accueillir 6 détenus, en plus du formateur.
Reportage un mercredi après-midi de 2010, lors d’un atelier informatique. L’occasion pour les détenus (Farouk, Mohamed, Jean, Djamal et Abdelraïm) d’évoquer les diverses motivations qui les ont mené à s’inscrire à cette activité, et de parler de ce qu’elle leur apporte. L’occasion aussi d’écouter le formateur, Philippe Clarou, qui explique le contenu des cours et l’intérêt, pour lui comme pour les détenus, de se retrouver chaque mercredi au cours d’informatique.