Les deux moineaux

 

Eloïse Plantrou

S’il est une chose dont on ne peut douter, c’est qu’il y a bien longtemps qu’Eloïse est un média à elle seule. De babillages en paroles, Eloïse a roulé sa bosse et poussé telle un haricot magique créant des ambiances dynamiques et pleines d’idées.

Parents et amis furent les premiers à acclamer son écho du monde qui nous entoure.

Plus tard, la petite exploratrice deviendra grande polyglotte à travers son cursus : étudiant et voyageant au Brésil, brandissant sa plume en Afrique, aux Etats-Unis, son micro en Asie…
Elle se promène, Eloïse, tout en pétrissant la terre de ses petits doigts.

Eloïse est blagueuse et blogueuse. Elle nous fait tenir le fil de ses pérégrinations par le biais de croustillants billets, et nous fait partager d’exquises peintures sonores.
Elle veut donner la parole à tous ceux qui veulent faire taire les quolibets, amplifier les murmures de la vie : c’est en 2011 qu’elle est décrétée reine du concours radiophonique et national « Paroles Partagées » avec un reportage sur la réalisation d’un journal de quartier citoyen.

Eclaireuse éclairée, elle s’exprime sur tous les sujets qui la touchent et la questionnent, sur les ondes ou sur papier.
Editos frappeurs, reportages à l’écoute et relais des petites gens qui tissent la vie autour d’eux : Eloïse est une incontournable des émissions de l’EPRA (Echanges et Productions Radiophoniques) et on peut entendre sa voix résonner sur Radio France Internationale régulièrement !

Aujourd’hui cette baroudeuse des mots et des fréquences est journaliste-reporter (oui madame !), monteuse et réalisatrice, et travaille dans des réseaux et radios citoyennes, vivantes, grouillantes d’idées et de diversité, pour collecter de réels battements de coeur et en donner à écouter leur crème la plus sonique.

Aussitôt dit, aussitôt fait, elle réalise de succulents articles, croques les situations tympans béants et écrit avec les sons comme une chef ! L’essayer, c’est l’adopter !

 

Eve Grimbert

Le jour où la petite Eve émit son premier son, personne n’imaginait la suite de son parcours phonique… L’enfant a grandi au sein d’un riche univers sonore et musical, abreuvée de ses parents et nombreux frères et soeurs.

Gratouillant d’abord les cordes d’une guitare électrique, elle découvre assez vite des instruments analogiques puis numériques aux sons psychédéliques.

Plus tard, elle décide d’étudier le 7è art et s’en va découvrir Lyon. Entre montage et ateliers d’écriture de scénario, Eve explore l’univers du cinéma expérimental, organise des projections de films itinérantes et filme son quartier.
 Ces promenades la conduiront au CMTRA (Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes) où son oreille en la matière prendra du grade et où elle apprendra beaucoup sur l’art du collectage sonore et des trésors de l’ethnomusicologie.
Aussi, accompagnée de guitaristes virtuoses, elle se retrouve à pousser de puissants « cantes » de flamenco andalou dans les cafés.

Eve décide ensuite de se professionnaliser dans le son et suit une formation dont elle sort en 2007. Chemin faisant, elle réalise quelques articles pour la lettre d’information du CMTRA, des entretiens sonores auprès de musiciens de cultures et horizons multiples pour une radio communautaire de Villeurbanne.

C’est son premier long contrat qui la rapproche vraiment de l’univers radiophonique qu’elle ne quittera plus : d’abord technicienne, programmatrice, animatrice d’ateliers pédagogiques, dame Eve tâte la table de mixage aussi bien que le logiciel de montage et l’enregistreur numérique.

Animée par ses convictions sociales, elle s’engage à faire parler les sans voix lors de son passage dans la web-radio La Voix des Gens, avec laquelle elle partira au Maroc partager ses connaissances sur le son, les logiciels libres, autour du collectage de patrimoine oral, avec l’association Ocadd.

En 2011, la réalisation de reportages pour l’EPRA et RFI continue de la persuader, elle a un rôle à jouer pour donner la parole aux gens, mais aussi pour éduquer les jeunes à l’analyse des médias, ou encore écrire de la poésie, des documentaires, casque et micro collés à la peau.